Juin 1966 :
La circulaire 66 n°166 crée les bases de plein air et définit les profils de leur personnel : les Assistants Résidentiels de Plein Air (ARPA) attachés à un Service Départemental Jeunesse et Sports et œuvrant dans un secteur géographique.
Le 1° octobre 1966, Jean Paul Gars est nommé sur ce poste qu’il prendra effectivement le 1° janvier 1967, après que le Service Départemental de la Jeunesse et des Sports ait pourvu à son remplacement au poste de professeur d’EPS au lycée Mariette à Boulogne sur Mer.
Ses missions étaient d’informer, d’initier, de former les cadres dans les disciplines de plein air avec en priorité le développement de la voile.
Après qu’il ait mis en place les actions auprès des scolaires, le club local aurait dû profiter de cette action pour accueillir un public débrouillé. Malheureusement, il a perçu cette action comme une action rivale : toutes les actions de l’ARPA étaient gratuites puisque fournies par un membre de la fonction publique.
Celui ci rencontra Mr Jean-Marie François, enseignant au collège d’Outreau qui fabriquait avec ses élèves des kayaks biplaces en toile et armatures bois. On commença par remplacer ces embarcations par d’autres en polyester (technologie arrivée en France en 1959) en les construisant avec les jeunes de l’amicale laïque Paul Bert d’Outreau.
En 1968, d’autres structures pratiquaient le canoë et le kayak avec peu de matériel (1 ou 2 bateaux).
Le Service Jeunesse et Sports du Pas de Calais, par l’intermédiaire de son ARPA suscita la création d’un centre d’activité physique et sportif (CAPS) de plein air (PA) qui avait pour objet de regrouper les moyens en un lieu sous l’autorité de l’ARPA qui en assurait la maintenance, en étant Le Directeur Technique et Pédagogique du CAPS.
Le CAPS n’ayant pas de vie juridique, les élus de la ville de Boulogne reprirent l’idée du CAPS pour créer sur le même principe des Maisons de Jeunes de Quartier, et c’est ainsi que l’ARPA se trouva membre fondateur de la 1ère Maison Municipale de Jeunes de Boulogne sur Mer en plein quartier de Transition actuellement Zone d’Education Prioritaire (ZEP) et quartier à Développement Social Urbain (DSU). L’école désaffectée qui accueillait cette maison permit immédiatement d’installer un atelier permanent de construction de canoë et de kayak en polyester. Le parc à matériel, de ce fait, a largement grossi, ce qui a permis d’accueillir d’avantage de scolaires, d’avantage d’Associations du Sport Scolaire et Universitaire (ASSU), davantage de Foyers de Jeunes et d’Education Populaire (FJEP) (futur foyer socio-éducatif d’établissement scolaire en 1974).
Ce public initié souhaitait élargir son champ d’action : d’où la nécessité de former des moniteurs et des initiateurs UFOLEP, et de participer à des rencontres .Elles se transformèrent rapidement en championnat départemental puis régional, en rencontre nationale, et tout cela sous la bagnière de l’UFOLEP et de son assurance l’APAC.
En 1972, la Fédération Française de Canoë-Kayak (FFCK) installe la ligue de Flandres-Artois de Canoë-kayak (CK) sur le territoire du Nord Pas-de-Calais (NPdC). La FFCK, grâce aux résultats du C2 de course en ligne Jean Boudehem et Michel Chapuis (médaille d’argent au JO de Tokyo en 1964) négocie avec le Ministère Jeunesse et Sports (MJS) un plan d’expansion Course en Ligne. Georges Dransart, Directeur Technique National de la discipline profite en 1966 de la création des CAPS plein air pour greffer l’idée des CAPS course en ligne (CAPS CEL). Le principe est de créer 40 centres CAPS CEL avec sur chaque site ,un personnel du MJS, d’un lot de matériel technique et pédagogique : 6 kayaks IBIZA pour les débutants, 4 canoës débutants, un kayak lancer et un C1 delta pour la compétition, un bateau de sécurité avec son moteur et des gilets et des pagaies pour chaque embarcation.
La structure accueillante (municipalité, CAPS PA,…) devait après deux années d’initiation déboucher sur la création d’un club affilié à la FFCK. Le Service Départemental de la Jeunesse et des Sports du Pas de Calais accola donc le CAPS CEL au CAPS PA en augmentant les charges de l’ARPA.
Depuis 1970, l’atelier de construction de la Maison de Jeunes s’est déjà spécialisé dans la fabrication de bateaux d’initiation CEL (IBIZA…).
En 1973, le centre d’Arras ne pouvant se déplacer, le groupe de Boulonnais est sélectionné pour représenter la ligue Flandre Artois à la rencontre nationale des CAPS à Firminy (prés de Saint Etienne).
Les responsables bénévoles UFOLEP et les jeunes découvrent la discipline CEL de compétition. Il faudra donc créer un club avant 1975. Lors de cette manifestation, la Fédération recherchait un site pour l’organisation des championnats de France de 1974. L’ARPA proposa le site de Boulogne sur mer. L’ensemble des responsables fut très étonné d’apprendre qu’il existait un stade nautique d’aviron au Nord de Paris. Les bénévoles boulonnais des différentes structures UFOLEP (Maison Municipale des Jeunes, Club des Jeunes d’Outreau, Foyer du Lycée Technique, Home Beaurepaire, club Léo Lagrange), la Municipalité Boulonnaise, la DDJS du Pas de Calais et son personnel ont réalisé le premier Championnat de France de CK CEL (discipline olympique) aidés des techniciens de la Fédération. Cette manifestation est restée ancrée dans la mémoire des anciens compétiteurs.
Après avoir goûte de la Fédération et des « fêtes nationales », les UFOLEPiens boulonnais créent sous le statut de l’association support de la Maison Municipale de Jeunes Union Boulonnaise des Associations Sportives Culturelles Artistiques et de Loisir du boulonnais (UBASCAL). Le Club de CK FFCK. Mais chaque structure conserve son identité UFOLEPienne jusque la saison 1975-1976.
En 1975, le club participe aux Championnats de France de Bordeaux et ramène ses premières médailles ( Debove, Schonsec, Fernier, Truffau, et Hoyer Didier qui a couru en kayak). Depuis cette date, le club a toujours ramené des titres chaque année.
En 1977, la FFCK postule pour l’organisation des 1ers Championnats du Monde Junior à Vichy. Une politique « Jeune » est mise en place ainsi qu’une politique de formation d’organisation et de juges-arbitres. Grâce à la brillante organisation de Boulogne, la Fédération a proposé un poste de responsabilité nationale à l’ARPA qui devient membre de la Commission Nationale Restreinte de Course en Ligne, de la Commission Enseignement et chargé de mettre en place un règlement dépoussiéré de l’activité.
En 1977, 3 juniors boulonnais sont membres titulaires de l’Equipe de France (EDF) : Christophe Debove en canoë monoplace (C1), Mylène Magnier en kayak dame et Didier Hoyer en canoë 7 places (C7) et disputent les championnats intercontinentaux à Vichy.
L’ARPA est reçu- major à l’examen des juges arbitres internationaux. Le C2 Hoyer Debove ramène au club sa 1° médaille d’or internationale lors de la régate internationale de Berlin.
Le club grâce aux compétences de son juge arbitre international va organiser des régates internationales en 1978 à Boulogne : le match des 5 nations. Cette régate existe toujours, elle est devenue la « Régate du Muguet » et a lieu chaque année le dernier week-end d’Avril. Dans la foulée, Boulogne organise son 2° championnat de France. Depuis Vichy 1977, chaque année, des Boulonnais ont représenté la France (31 internationaux à nos jours).
1986, voit l’organisation du 3ème Championnat de France à Boulogne et aussi un changement de municipalité à la tête de la ville. Les nouveaux Elus suppriment l’association UBASCAL (association para municipale) et de ce fait, la section canoë-kayak MMJB disparaît donc juridiquement. Il a donc été nécessaire de créer une nouvelle association qui lors de son Assemblée Générale constituante s’est appelée ASCALT (Association Sport Culture Art Loisir Tourisme). L’ancien président de droit de l’UBASCAL (l’ex adjoint à la jeunesse Claude Allan) est élu président. L’ARPA, trésorier, par délégation, de l’ancienne section canoë, devient trésorier du club. C’est avec cette nouvelle municipalité que les subventions ont vraiment augmenté.
A l’occasion du bicentenaire, Boulogne ré organise son 4° championnat de France et édite les médailles actuellement recherchées en numismatique. Le 20° anniversaire en 1994 sera l’occasion d’organiser le 5° championnat de France.
L’année 2000 verra l’apothéose des organisations boulonnaise avec sur 2 week-end consécutifs l’organisation des Championnats de France et des Championnats d’Europe de moins de 23 ans. A cette occasion, le club a considérablement été modernisé avec le doublement de sa surface couverte, de la salle de renforcement musculaire, l’aménagement d’un club house agréable et convivial et l’augmentation du nombre de vestiaires. Etant déjà propriétaire du balisage Albano, le Stade Nautique, a été équipé d’un bâtiment de jugement des arrivées sur 3 niveaux qui actuellement est visité par de nombreuses communes envisageant de compléter l’équipement de leur site.
La structure canoë-kayak boulonnaise accueille depuis 1967 des scolaires. Les Enfants des premiers participent actuellement aux activités du Club. Des moyens de communication sont maintenant présents au club, du bouche à oreille et des articles de presse, nous sommes passés par une société de communication pour développer le « T » de tourisme de notre sigle. Ces ressources financières complémentaires doivent permettre de pérenniser nos deux Emplois Jeunes ainsi que le Contrat Emploi Consolidé (CEC) du club, qui complétent l’équipe des 2 salariés (une secrétaire comptable et un animateur polyvalent et d’entretien- CDI-). Cette société a proposée de relooker notre sigle et nous sommes passés de l’ASCALT au BCK.
Le club dispose d’un matériel d’initiation polyvalent, de la randonnée, de l’initiation à la compétition pour tout publique. Des bateaux polyesters fabriqués en 1963 au club tournent encore. Le parc à bateaux toutes disciplines confondues est de 400 bateaux : l’initiation scolaire, initiation compétition CEL, bateaux de compétition haut de gamme CEL, bateaux de randonnée mer, bateaux indispensables à la formation de cadres. Dans les nouveautés : le dragon boat, bateau de 20 places pour développer le sport en Entreprise. Trois remorques sont nécessaires pour les différents transports concernant animation ou la compétition.
Si dans les années 70, un « tube » Citroën était suffisant pour les transports, en 1981 , 6 bénévoles du club ont passé leur transport en commun pour conduire un bus de 55 places. Les mutations loin de Boulogne de ces bénévoles ont obligé le club à se séparer du 55 places et de le remplacer par un 17 places pour le transport des athlètes, un 9 places tracteur pour la remorque et les athlètes et d’un véhicule 8 places tracteur pour les animations de proximité.
La taille du plan d’eau de 2200m sur 114m nous oblige à posséder 4 bateaux de sécurité avec des moteurs allant de 9 à 25 chevaux : les Animateurs du Club doivent donc posséder le permis mer ou la carte mer.
L’origine de la création du club dans un quartier à problème nous a toujours sensibilisé à prendre en compte le social chez le futur adhérent. Ce travail en réseau doit rester confidentiel.
Tout le matériel est propriété du club, ce qui interdit les hiérarchies liées à l’argent. Seuls les qualités physiques de chacun amènent la différence. L’argent ne doit donc pas être un frein à l’accès à l’activité. Des facilités de paiement sont octroyés après discussion avec les familles et le montant des cotisations restent dans le domaine du raisonnable : un adhérent participant à deux séances par semaine paie la même chose qu’un fumeur qui ne fumerait que 4 cigarettes par semaine !
Jean Paul Gars.
Dates
importantes :
§ 1959 : introduction des bateaux polyesters en France (championnats du monde de la Vézére en descente et de Macon en CEL)
§ 1963 : l’ARPA construit dans des salles de classes des préaux couverts à Trépied, à Auxi, St Laurent, Hesdin, Desvres et Outreau. Les bateaux sont stockés dans l’Ecole des Bleus à Outreau et descendus sur des carrioles jusqu’au plan d’eau de la Liane. Le club d’aviron Le Boulogne Club, condescendait à nous permettre l’accès au plan d’eau et nous autorisait à évoluer dans un périmètre de 70x30m dans lequel se déversaient les égouts de l’abattoir.
Plus tard, l’ARPA utilisait son véhicule de fonction avec une remorque de voile bricolée. Celui ci servait de vestiaire et de transport de matériel.
§ 1968 à 1972 : la création de la MMJB et de l’atelier permanent de construction de bateaux plastiques a permis la construction de deux bateaux par semaine par les jeunes. Le lieu de stockage sur Outreau devient trop petit. On obtient le droit d’utiliser la pelouse des abattoirs prés du club d’aviron pour ranger les bateaux, gilets et pagaies étaient transportés à chaque séance. On restait toujours tributaire de l’humeur de l’entraîneur chef de l’aviron pour accéder aux exutoires des abattoirs.
§ 1972 : pour 1500f, on récupère un baraquement en sapin rouge de 30x6m, don de la Suisse à la ville d’Etaples pour créer un dispensaire de la Croix Rouge. Le Syndival nous octroie un triangle de marécage prés de la rivière (actuellement Bricorama). Nous récupérons des barrières de bois de la plage, les réparons et réalisons un enclos. Les bateaux sont transportés des abattoirs à cet endroit. Les vestiaires deviennent 2 guichets utilisés lors des courses cyclistes du Tour des Remparts. Vols, bateaux à l’eau…période assez difficile mais les établissements scolaires venaient participer sans problème.
18 camions de 38 tonnes de mâchefer sont nécessaires pour assainir le sol. Avant de pratiquer le canoë, chacun passe une heure à étaler les tas. Un dalle de béton voit enfin le jour en 1972. L’hiver sert à édifier un baraquement remonté sur 21m. C’est le pied. Des volets réduisent les vols ! Inauguration en grande pompe avec une épreuve régionale de slalom . On est chez nous.
Neuf mois plus tard, l’usine de farine de poisson ,notre voisine, est rachetée par les Galeries de Paris qui trouvent sur un « cadastre » que nous occupons une parcelle qui leur revient. Déception : nous avons un mois pour déménager et remettre le terrain en ordre. En même temps, sur le bassin de la Liane, réservé comme nous l’avons vu à la pratique de l’aviron, deux nouveaux bâtiments sont en fin de construction. Des tractations entre la ville de Boulogne et la société d’aviron du Boulogne club sont facilitées par le fait que l’oncle de l’ARPA y fut entraîneur et que son grand-père y ramait avant 1914.
Du baraquement, on passe à du dur : c’est le lux et l’euphorie : 1WC, 1 douche, 1 bureau, 1 atelier, 1 téléphone de sécurité et 1 point d’eau pour laver les bateaux. Une convention d’échange de bâtiments entre le Boulogne club et la ville de Boulogne est signée. Celle ci met le bâtiment à la disposition de l’activité Canoë-kayak. La ville, locataire, conserve les charges (eau, électricité et impôts locaux) sauf le téléphone. Très vite le hangar qui accueillait une vingtaine de bateaux d’aviron dut être aménagé pour ranger la centaine de bateaux fabriqués ou achetés.
A l’occasion des Championnats de 1986, un second hangar est construit, dans lequel sont rangés les bateaux de course en ligne. L’extension du bâtiment existant vers le sud en berge permet de créer un foyer d’ accueil et une salle de renforcement musculaire.
1986, 1987, 1988 : le club est premier club français de course en ligne.
§ 1999 : novembre, le désistement de Zagreb ,laisse la Fédération européenne de CK, sans organisateur pour les Championnats d’Europe junior et –23 ans. Les Boulonnais ont dit « chiche ! ». Un grand élan de solidarité entre les partenaires locaux, au dessus des différences politiques ou idéologiques, fait que les dossiers sont déposés en 15 jours. Les demandes de subventions, les plans de réhabilitation du Stade Nautique, sa mise en conformité, la construction d’un vrai bâtiment technique pour juger les arrivées, la fabrication en six semaines d’un système de départ automatique qui fait maintenant référence dans le milieu de la FIC, le réaménagement du club : les journées ne sont pas assez longues. Le volume de rangement des bateaux est multiplié par 2.5. Un club house est crée avec deux vestiaires supplémentaires ainsi qu’une tisanerie, le tout accessible aux handicapés. La salle de renforcement musculaire est agrandie de moitié, une petite salle de réunion est créée. Ce sont les plus belles installations fonctionnelles dans le milieu du CK français.
Plusieurs athlètes brillent à ces championnats et sont sélectionnés pour les Championnats du Monde au Brésil où ils réalisent les meilleures performances françaises depuis 23 ans (avec Didier Hoyer).
Actuellement, les athlètes du club sont séparés sur les pôles qui n’ont pas toujours les outils dont dispose le club mais les règles fédérales sont parfois injustes.
Evolution des moyens de transport :
§ 1966 à 1972 : une 403 Peugeot, véhicule de fonction de l’ARPA
§ Fin 1972 : achat d’un HY Citroën, du gaz de France
§ 1976 a 1981 : achat d’un corbillard pompes funèbres générales. L’entreprise de transport par autocar Caron, au vu des factures nous incité à acheter un bus
§ Juillet 1981 : 6 bénévoles passent leur permis transport en commun
§ 1981 à 1986 : achat d’un bus 28 places aux domaines (armée)
§ 1986 : achat d’un bus 55 places, véhicule Renault industriel occasion
§ 1994 : mutation des bénévoles, revente du 55 places, achat d’un 17 places
§ 1994 : modification de la loi sur les véhicules tracteurs, achats d’un trafic (après les France)
§ 2001 : achat d’un véhicule avec PTRA capable de tracter une grosse remorque.
Les différents Présidents :
De 1968 à 1986 : le président de la section CK de la Maison Municipale des Jeunes est celui de l’association support UBASCAL : de droit l’adjoint à la jeunesse. Dans l’ordre, il y a eu : Jean Beaufret, Dominique Dupilet et Claude Allan.
De 1986 à nos jours : président élu : Claude Allan
Jean Beaufret : Architecte
Dominique Dupilet : Président Léo Lagrange, puis Député
Claude Allan : Bibliothécaire, puis Conseiller Général
Jean-Marie François : Professeur d’Histoire, puis Maire d’Outreau, puis Conseiller Régional.
Paul Labit : Professeur d’Anglais, Délégué SNI, Principal CES de Guines
Monsieur Wibrech : Proviseur Lycée Mariette
Dans la décade 70 sont créées les Sections Sports Etudes.
La Fédération installe sa section à Caen. Il faut aux sœurs Vandamme, de St Laurent, 8 heures de train pour rejoindre le Lycée. Le Lycée Mariette voit l’ouverture d’une Section Voile dirigée Bernard DESTAILLEUR et avec dans ses rangs le futur double médaillé d’or aux J.O. : Nicolas Hénard le Calaisien. Celui-ci vient avec ses collègues de la Section Voile, profiter des séances de musculation organisées par l’ARPA Canoë et Henri Vasseur, Docteur Honoris Causa des Universités de Moscou et Entraîneur National des lancers à la Fédération française d’Athlétisme.
Par un arrangement local, les jeunes athlètes du Canoës sont regroupés dans les classes de voileux et peuvent ainsi bénéficier des horaires aménagés. Christophe Debove devient l’un des premiers élèves de la Section Sport Etudes Canoë-Kayak « pirate » de Boulogne. Quand celui-ci obtiendra son CAPEPS, Jean-Paul Gars fera le forcing auprès de la F.F.C.K. pour l’ouverture officielle de la Sport Etudes Canoë-Kayak à Mariette avec comme Prof. D’E.P.S., l’ancien Elève Christophe Debove.
En 1981 l’extension se fait naturellement sur l’ouverture des Classes Promotionnelles à Angellier en Voile-Canoë : 12 Elèves en Voile, 12 en Canoë dans une 6ème, une 5ème, une 4ème-3ème.
Jacques Branquart assure l’animation de la Voile, Jean-Paul Gars celle du Canoë à raison de 4 h. par section et par semaine sur une 1/2 journée dégagée dans l’emploi du temps de l’élève.
Pour le suivi médical, Jean-Paul Gars décide l’Hôpital Duchêne à ouvrir un I.R.B.M.S. ( Institut Régional de Biologie et de Médecine du Sport) sous la responsabilité de Philippe Eveillard, Médecin-Chef des Urgences de l’Hôpital, et Médecin du suivi des pistards à la Fédé de cyclisme.
La collaboration Eveillard-Debove, Branquart, Gars et d’un jeune interne à l’époque, Jérémy Caudin, permet de bâtir des entraînements sur des bases scientifiques, physiologiques. C’est le début des « filières ». Jean-Paul Eclache, Médecin Professeur Lyonnais, attaché à la Fédé, et chercheur, nous rejoint. Un jeune médecin (rhumatologue), Jean Yves Château, nous réalise une étude sur la traumatologie du genou chez le Canoëiste. Une Jeune médecin nutritionniste, Françoise Wattecamp, met de l’ordre dans les habitudes alimentaires. La Fédération lui demandera de préparer l’Equipe de France sur le régime alimentaire de Séoul. Un sophrologue de Lille nous initie aux techniques de relaxation. La Fédé d’abord incrédule finit par pratiquer, car on en parle de plus en plus à l’INSEP – recherche (travaux sur l’équipe Suisse de slalom en ski). Un gynécologue, Jean Wattecamp, complète l’équipe boulonnaise pour aider les athlètes féminines et leurs parents à mieux connaître le fonctionnement de leur corps et démystifier les systèmes de contraception et leurs conséquences.
Christophe Debove appelé à d’autres fonctions, Jacques Branquart prend le relais en attendant l’arrivée de Didier Hoyer qui vient de décrocher son diplôme de prof d’EPS et alors en pleine préparation des J O de Barcelone. Après avoir été sélectionné sur 4 J O – Moscou, Los Angeles, Séoul et Barcelone- Didier, ses 2 médailles olympiques et sa petite soixantaine de titres de Champion de France, raccroche la pagaie et vient distiller son expérience à la Section Sportive de Mariette et à celle du Collège Angellier.
En 2001, 7 de ses Elèves de Mariette réussissent le bac avec mention, 2 sont sélectionnés pour les Championnats du Monde Junior au Brésil (Benoit Legrand, Mathieu Lecendre) comme le fut Jean-François Caloin, à Darmund aux USA avec Christophe.
Les « Brésiliens » rejoindront le « Coach » à la rentrée 2002 qui est devenu entre temps Entraîneur National de la discipline olympique Canoë.
Que sont-ils devenus ?
Que de chemin parcouru entre ces photos vieilles de 30 ans et ses pères de famille qui viennent présenter « leur club » à leurs enfants ! !
§ 1973 : la première équipe de sélectionnés à la régate Nationale des CAPS.
Serge Mamelin : Chef de gare S.N.C.F. à Marseille
Georges Scotte : Adjudant Chef des Pompiers, Spécialiste GRIMP, plongeur
Jacques Maillard : Adjudant Chef de Pompiers, plongeur, formateur protection civile.
Pierre Lamirand : Responsable sécurité, shuttle côté anglais.
Bruno Bouly : militaire de carrière, décédé dans un accident de voiture
Jean Marie Ferrier : Ingénieur TPE Génie Civile
Michel Mazurier : Chef d’Entreprise, informatique, logiciels.
Christiane Bériau : Mère de famille
§ Sur une vieille photo d’avant 1973, les UFOLEPIENS descendaient la Liane.
Didier Mazurier, le frère aîné de Michel, Ingénieur TPE de formation. Il est maintenant Secrétaire Général de la Mairie de Desvres.
Jean Legrand : Professeur de mathématiques
Christophe Truffaut : Ingénieur Génie Civile.
Jacques Beaumont : Maître Nageur – piscine de Dunkerque
Jean Yves Schonsec : Prof à Lille.
Jean-Yves Bacon : Maître de recherche dans les nouveaux langages informatiques chez Dassaut.
§ D’autres ont quitté le milieu sportif pour la culture : Melin est Chef d’Orchestre
§ Les Juniors de Copenhague : Championnat d’Europe 83-84
Philippe Navet : Prof à Lille
Frédéric Golliot : Frigoriste, Responsable Régional zone S-O – Bordeaux.
Pascal Thomas : Expert Comptable
Jérôme Hoyer : Employé au Club
Philippe Gars : Prof EPS – Ecole Centrale de Lille
Sylvie Bertin : Gérante Hôtel Ibis
Sylvie Raguenet : Prof EPS à Lens.
§ Les Juniors de Darmund USA
Jean-François Caloin : responsable d’Organisation au Centre Directionnel du Crédit Agricole d’Amiens
Hervé Corbanési : avocat à Lille
Raphael Jules : Enseignent EPS
§ D’autres comme :
Alain Boucher kiné du Club – Son frère Frédéric est sur les pistes à Air France
§ Les premiers sélectionnés en Equipe de France Junior en 1977 Vichy
(Le Club avait 2 ans comme aurait pu le dire Victor Hugo)
Mylène Magnier : Chiropracteur en Espagne
Didier Hoyer : Entraîneur national de Canoë à la FFCK
Christophe Debove : Directeur des Etudes et de la formation à l’INSEP
Voilà, survolés, 40 ans de la Vie du Club de Canoë de Boulogne-Sur-Mer, qui est aussi 40 ans de la vie de son géniteur, l’ARPA de la DDJS du 62, sans qui rien n’existerait.